Oups Lam Boum. Force 10.


Jaiden Peet-Walker touche du bout des doigts, cette folle illusion que certain s'attarde a appeler bonheur.
Belle à crever, la jolie journaliste de 19ans, possède une identité parfaite dans ce monde fou.
Elle a tout, ce dont elle a toujours rêvé, et dans cette vie là, s'est tendrement posé, Aaron Walker,qu'elle a rencontré alors qu'elle n'était encore qu'une gamine. Et dont elle a accépté la proposition en mariage a peine eut-ils 18ans. Mais l'harmonie se brise soudainement, quand un matin, le test de grossesse que Jaiden tient entre les mains se révèle positif. Entre doutes et hésitation, elle décide d'appeller Aaron et lui ordonne de rentrer afin de lui apprendre la nouvelle. Mais sur la route, le jeune homme a un grave accident de voiture. Toujours vivant bien que bléssé, Aaron est plongé dans un coma irréversible, et s'endort a tout jamais sans savoir qu'il a laissé son empreinte sur le monde qu'il ne voit a présent plus.

Six ans plus tard. Jaiden n'est que l'ombre d'elle même. A moitié folle, a peine humaine, et ne croyant plus en rien, elle s'est contenté de survivre a ce monde demeurant sans Aaron. Elle assume et cautionne mal son rôle de mère, et se résoud a ne pas aimer le petit Noam, son fils, qui ressemble bien trop a son amour endormit. Lillwenn, jeune soeur d'Aaron éduque donc du mieux qu'elle peux l'enfant perdu, alors que la misérable vie de Jaiden se résume a son métier de rédactrice en chef d'un journal connu, a ses visites quotidiennes a Aaron, et a la deception conséqente qu'elle peux lire chaque jours dans les yeux de Noam. Alors que tout le monde s'est résolu a ne plus entendre la voix du jeune malade, Jay, elle, ne vit plus que dans l'optique de le voir, un jour, se réveiller. Mais la vie monotone de la jeune femme est ébranlée par l'arrivée d'Heath. Un photographe craquant, dont elle s'éprend un peu trop vite. Heath semble l'aimer plus que nécéssaire, adorer son fils et même accepter qu'il ne soit pas le premier dans sa vie.
Mais les questions se succèdent dans la tête de Jaiden.
A t-elle le droit? En a t-elle l'envie?
Doit-elle laisser s'échapper ce bonheurqui lui fait de l'oeil et qu'elle a laisser partir une fois déjà?
Qui choisir, entre le mourrant, et l'amoureux transi?
Entre le père de votre fils, et le premier qui vous désire en 6ans?
Entre l'amour et la facilité?
Et vous que feriez vous?







Jaiden Peet-Walker <= Sophia Bush.
Aaron Walker <= Chad Michael Murray
Lillwenn Walker <= Hilarie Burton.
Heath Dwayne <= Jensen Ackles
Noam Walker <= Jackson Brundage

& OTHERS

Peter Dwayne <= Jared Padelecki


Par la créatrice de :
- Laisses moi le temps
- Heros de roman de gare
- Les frontieres du temps.

Générique par Elle. Merci beaucoup, a toi.

50 COMMENTAIRES POUR LE DEBUT.
ADY.

# Posté le jeudi 13 novembre 2008 17:08

Modifié le vendredi 27 mars 2009 10:58

Episode 1 - Partie 1.

Episode 1 - Partie 1.
Episode 1 - Partie 1.

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Episode : [ Comment tout commenca mal. ]

Musique : [ Damien Rice / 9 crimes ]

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Quelqu'un a écrit un jour qu'aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien. De toute évidence, cette personne connaissait Jaiden Peet-Walker. De toute évidence, cette personne connaissait également l'effet que la jolie demoiselle produisait sur Aaron Walker depuis bientôt 5ans. Il ouvrit un oeil puis l'autre. Trop tard il était repéré. Assise, les bras entourant ses longues jambes nues, Jay devait attendre depuis bien longtemps déjà le réveil de son prince. Et comme chaque matin, elle avait dût être tiraillé entre le désir de l'embrasser, et l'obligation de le laisser dormir. Après un grognement, il lui tourna le dos, emportant sur son passage les draps. Mais quand elle se pencha pour laisser balader ses lèvres sur le dos, puis sur les épaules, nus du jeune garçon, la tentation fut trop forte pour qu'il puisse y résister. Il se tourna enfin pour lui offrir sa bouche.

- "Bien dormi?" Chantonna t-elle avec cette voix rauque et matinale qu'il aimait tant.

Il hôcha la tête, sourire, et quand elle se pencha sur lui en laissant a découvert ses fausettes, pour l'embrasser de nouveau, il lui sembla que la pièce s'illumina, d'une lumière chaude. Elle sortit du lit avec quelques gestes gracieux qu'il appréciait toujours autant.

- "Je te fais un café?"

Elle n'attendit pas sa réponse pour débarasser le plancher et pour se rendre a la pièce d'a côté. Habiter un trois pièces, avait parfois des aspect pratiques! Depuis tous ses matins passés a ses côtés, Aaron n'avait pas osé lui dire encore, qu'elle faisait le café comme personne : Ca oui, personne ne le faisait aussi mal. Mais pour une raison étrange, il était incapable de lui en vouloir. Pour quoi que ce soit! Il savait pertinnement, qu'elle pouvait lui faire ce qu'elle voulait, et qu'il reviendrait toujours. Et ce n'était pas seulement une question d'amour. Vous pouviez être un inconnu dans la vie de Jaiden, si elle vous faisait son regard de travers, avec ce petit sourire, vous lui donneriez le Bon Dieu sans confessions. Et puis il s'y était habitué a cet immonde café, l'air de rien! Il fut tenter de se rendormir, mais au lieu de ça, il s'étira avant de croiser ses bras dérrière sa tête comme un pacha.

- "Chérie, il faut que tu arrêtes de faire ça!" Hurla t-il joyeusement a travers la pièce, en allumant la télévision.

- "Arrêter quoi?" Demanda t-elle timidement en entrant avec une tasse pleine.

Aaron lui prit le café des mains, alors qu'elle s'asseyait près de lui. Il but une gorgée, cacha sa grimace, et répondit a son regard harceleur.

- "Arrêter de me regarder respirer jusqu'a ce que je me réveille! C'est de la persécution!" Elle prit l'air faussement choqué. "En plus c'est un truc d'hommes!" Conclua t-il en bombant le torse.

Elle ria mélodieusement, avant de lui caresser la joue, comme pour le consoler.

- "Eh bien peut-être que tu pourrais jouer ton rôle d'homme de la maison si tu ne te levais pas si tard, Bichon!" Ria t-elle en disparaissant dans la penderie.

Il eut soudainement l'air inquiet. Il vérifia, en ce tournant vers la table de nuit.

- "Eh merde! C'est l'heure, ça?"

Jaiden passa seulement sa tête, et Aaron devina qu'elle était nue.

- "Bha, étant donné que c'est le réveil, il y a de grandes chances, oui." Ironisa t-elle sérieusement.

Aaron s'agita soudainement, et Jaiden souffla desespérement. C'était chaque matin la même chose.

- "Je vais vraiment être en retard!" Hurla t-il, en la poussant légèrement du passage dans la penderie pour accéder a ses pantalons.

Il s'habilla le plus rapidement qu'il fut possible, tout en ne ratant pas une miette du spectacle que lui offrait Jaiden en s'habillant elle aussi. Elle avait enfilé un robe noire des plus simples, et par dessus une veste appartenant a Aaron. Elle avait l'art et la manière de conjuguer sa propre classe naturelle, avec les fringues de son mec. Ce mélange surprenant ne pouvait qu'aller qu'a elle, et ce style faussement décalé, lui appartenait tout entier. Elle était magnifique en permanence. Elle s'allongea dans le lit pour finir le café d'Aaron, en le regardant se brosser les dents. Il crachait a peine dans le lavabo, que déjà, il venait l'embrasser pour lui dire aurevoir. Aaron était pompier. Un métier a haut-risque que Jaiden supporter tant bien que mal. Elle avait peur chaque jour pour lui, pour sa vie. Elle tourna sa tête vers la télé alors qu'il disparaissait.

- "Hé, Jaiden, Elizabeth, Peet-Walker?" S'enthousiasta t-il en repassant sa tête par la porte de la chambre.

- "Hum?" Elle sortit la tête de sa tasse.

- "Tu es toute ma vie, tu sais ça?" Murmura t-il, sentimental.

Elle se pinça les lèvres, comme a chaque fois qu'il la faisait craquer et qu'elle devait se résigner a le laisser partir. Elle hocha la tête, avec l'air d'une enfant a qui on explique quelque chose pour la première fois. Il disparut pour de bon en lui envoyant un baiser imaginaire. Elle contourna violemment la tête pour cacher ses larmes. Elle ne pouvait pas les expliquer, ses quelques perles salées. Seulement, lui mentir, lui faisait du mal. Elle attendait d'être sûre pour tout lui dire, et bientôt, ils prendraient une décision. Ensemble. Elle se rua vers la fenêtre, pour lui lancer du haut du deuxième étage, l'aurevoir quotidien. Le goût monta, et elle dût se battre contre elle même, pour que la camionette disparaisse avant de courrir jusqu'au courrir aux toilettes. Réussir a repousser l'échéance des premières nausées matinales, jusqu'a ce qu'Aaron soit parti, voilà quel était son dernier objectif. Elle ne voulait en aucun cas l'inquiétait pour rien. Aujourd'hui était le grand jour.Hier, en sortant du boulot, Jaiden avait pris la peine de passer par la pharmacie, et la caissière avait eu le culot de lui sourire en lui tendan tle test de grossese, même devant le désappointement de la jeune fille. La probable future mère se releva, pour passer sa bouche sous l'eau du lavabo, et avec un peu de chances faire disparaitre le goût de dégurgitation jusqu'a la prochaine nausée. Une fois refermé, elle s'asseya sur le couvercle des toilettes et sortit du placard "pour filles" le test acheter la veille. Elle respira profondément et se força a ne penser a rien. Pas même a Aaron.




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Vous aimez? Je continue?
J'espère! :D
Dans le prochain episode : Résultat du test + Accident.
Bisous.

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 14:03

Modifié le lundi 17 novembre 2008 14:31

Episode 1 - Partie 2.

Episode 1 - Partie 2.

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Episode : [ Comment tout commenca mal. ]

Musique : [ Damien Rice / 9 crimes ]

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L'appartement était animé d'une lumière grise et triste depuis le départ d'Aaron, bientôt deux heures plus tôt. Le regard vide, collé au plafond, Jaiden ne semblait pas même consciente. Et en effet elle ne l'était pas : Du moins pas du fait que sa vie venait de changer du tout au tout. La télé muette illuminait légèrement la pièce. Jay se releva brusquement. Elle balança un rapide regard sur la table basse. Non, cela n'avait pas été un rêve : Le bout de plastique y régnait toujours, avec dessus, son petit sourire jovial que la jeune fille avait de lus en plus de mal a encaisser. Juste pour vérification, elle vérifia pour la 72ème fois la notice. Rien n'avait changé depuis les dernières lectures. A demi vivante depuis le passage "uriner sur la languette blanche", elle ne se souvenait pas avoir déjà autant hésité. Gâcherait-elle leur bonheur a tous deux, si elle avouait a Aaron que leur amour avait procrée une créature encore, pour le moment insignifiante? Que dirait-il? Et qu'est ce que ça changerait? Elle ne songeait même pas à son propre avis. Elle avait 19ans! Et ses parents avaient déjà coupé les ponts en apprenant son mariage, pour eux, irréfléchi. Alors, un bébé...! Elle souffla longuement et se pencha enfin sur la table de nuit pour attraper son téléphone. Quelques sonneries d'attentes et enfin...

- "Allo?"

Jaiden railla un peu pour éclairer sa voix, et éviter les sanglots.

- "Aaron? C'est moi!" Son timbre était cassé malgré ses efforts.

Les fois où Jaiden appelait Aaron par son prénom étaient peu nombreuses. Elle trouvait toujours des petits surnoms ridicules. Bichon, Mon Coeur, Mon amour, ou son préféré : Mon Ange. Les seules fois où Aaron l'avait entendu prononcer son prénom, c'était quand voulait se donner un air autoritaire en criant sur lui.

- "Hé! Ca ne va pas? Pourquoi es tu encore a la maison?" La voix d'Aaron était douce et rassurante.

- "Il faut que tu rentres!" Ce n'était pas un ordre mais une supplication.

- "Je peux pas quitter le boulot comme ça... Qu'est ce qu'il se passe?" Il paraissait désolé.

- "Aaron, s'il te plait..." Supplia t-elle entre quelques sanglots.

Les larmes s'affaissèrent, et elles suffirent à inquiéter le jeune homme.

- "Je m'arrange pour être là dans la demi-heure. Surtout ne bouges pas!"

Et instantanément, il raccrocha, quand au même moment, Jaiden se laissa lourdement tomber dans le lit défait. Vous savez à quel point les minutes paraissent longues quand on hésite à avoir peur de l'arrivée de l'homme qu'on aime. Oh ça oui, parce qu'elle l'aimait plus que tout son petit Aaron. Depuis 5ans. Et même quand on lui répété incessament qu'elle était encore jeune, et que premier amour ne signifie pas amour éternel, elle n'avait pas douté de ses sentiments envers lui. Et là, non plus elle ne doutait pas de ses sentiments, mais plutôt de ceux d'Aaron. De ses peurs, de ses doutes qui les mèneraient peut être à une rupture, à un avortement. Elle avait peur, tellement peur. Elle joua avec ses cheveux, cherche une chaîne potable sur la télé, alla vomir, joua avec le chat, enleva sa veste -celle d'Aaron en réalité-, retourna vomir. Les minutes n'avaient jamais parurent si longues, et les doutes si persistants. L'angoisse dans laquelle elle se trouvait en ce moment même, lui rappelait étrangement son adolescence. Le souffle saccadé, les larmes affluentes, ce noeud perpétuel à la fin fond du ventre, quand on sait qu'on va se faire gronder, ou quelque chose du genre. Tout y était. Comme autrefois. Jaiden attendit exactement 31minutes, avant de s'inquiéter réellement. A 32minutes, elle fourrait le test dans son sac a main. A 33, elle descendait les escaliers extérieurs de l'immeuble. A 34, elle alluma une cigarette, en se disant que de toutes manières, Aaron la verrait forcement, puisque elle était sur son chemin. Le temps s'accordait avec perfection à sa morosité. Bien qu'il fût tard, on aurait dit que le soleil n'était pas levé encore, laissant sur la ville de Belladown, une empreinte grisée et morne. Jaiden était ailleurs, et elle perçut a peine le vombrissement venant de son sac. Elle en sortit rapidement son téléphone et en lisant le nom d'Aaron, elle balança son mégot, comme prise en flagrant délit.

- "Mon Dieu, mais où est tu passé? Cela fait un éternité que je t'attends, Ange!" 36minutes en réalité.

La petite voix à l'autre bout du fil n'était manifestement pas celle d'Aaron. Elle semblait gênée, et hésitait à entreprendre la discussion. Jaiden, qui continuait de marcher, tout en attendant, arriva au carrefour Bender. Un carrefour qu'elle prenait chaque jour pour se rendre au journal, mais qui aujourd'hui avait quelque chose de changé, sans qu'elle ne sache quoi.

- "Excusez moi, pourrais-je avoir l'identité du propriétaire de ce téléphone?" Demanda maladroitement la jeune fille.

- "Qui est ce?" S'inquiéta soudainement Jaiden.

- "Je suis la standardiste du service des urgences au Mémorial Hospital of Belladown."

Une étincelle s'alluma dans les yeux de Jaiden. Elle traversa la route sans grandes espérances, que les voitures s'arrêtent sur son passage.

- "Aaron! Aaron, Christopher Walker." Récita la jeune fille. "Je... Je suis sa femme. Est ce qu'il... Il lui est arrivé quelque chose?" La voix de Jaiden se brisa légèrement.

Elle était au beau milieu du carrefour Bender, au milieu des klaxonnements, et des voitures qui la contourné tant bien que mal. Outre, les débris de verre brisé, les quelques morceaux de taules froissés, il y avait ici quelque chose de bien changé, et a présent elle savait quoi. Elle parcourue de ses yeux sombres et a présent inquiets, l'immense tâche de sang, recouvrant le goudron gelé. Elle ne l'avait pas encore dis, cette stupide standardiste, mais déjà, Jaiden savait.

- "Il semblerait que Monsieur Walker est eût un accident de voiture, Madame. Je suis désolée..."

Le choc fut instantané. Le portable tomba, le sac a main tomba. Jaiden tomba. A genoux. Sans larmes d'abord, seulement avec une tentation de prise de conscience. Tous les doutes de la matinée avaient disparue. A cet instant précis elle aurait pût pertinemment, se poser quelques questions. "Que s'était-il passer? Qu'avait-il percuté? Qui l'avait sauvé? Qui avait rendu tout ça désert? Etait-il simplement vivant?" Mais elle ne s'en posa aucune. L'instinct et le réalisme dont elle avait toujours su faire preuve, venaient de se prononcer. Quoiqu'il arrive, quoiqu'il puisse se passer, tout changerait aujourd'hui. Jamais, oh grand dieu, jamais elle n'oublierait cette journée cynique et ironique, car elle savait. Elle savait que quelque chose s'était brisé. Et si vous passiez ce jour là, au carrefour Bender, dans la ville de Belladown, si vous oubliez la voix criarde de la standardiste, hurlant "Allo?" a bout de bras, si vous oubliez les klaxons des voitures nombreuses, si vous oubliez le bruit des larmes, et de ses cris, alors peut-être auriez vous pût entendre, pour la première et dernière fois de votre vie paraissant sans douleur face a ce qu'elle éprouve a cet instant, l'infime craquement d'un coeur se brisant.


2 COMMENTAIRES pour être prévenue.
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Heureuse que cela vous plaisent.
Impatiente de connaître votre avis.
Bisous.
Episode 1 - Partie 2.

# Posté le mardi 18 novembre 2008 12:55

Modifié le mercredi 19 novembre 2008 13:54

Episode 1 - Partie 3.

Episode 1 - Partie 3.
Episode 1 - Partie 3.

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Episode : [ Comment tout commenca mal. ]

Musique : [ Adele / Hometown Glory ]

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6ANS PLUS TARD.

Elle a l'air d'une enfant. D'une gamine meurtri, a qui la vie a déjà joué bien des tours. Le regard vide, dirigé vers la fenêtre, vers un monde extérieur qui n'est plus le sien depuis bien longtemps. Elle a mal si vous saviez. Elle en crève si vous voyiez. Les cernes noirs qui entourent peu gracieusement ses yeux clairs, racontent, qu'une fois de plus, cette nuit, ses yeux n'ont pas voulu se fermer. Elle est là, cramponnée à son coussin, allongée dans son lit, bien trop grand pour elle seule. Et la pitié assaillerait les yeux de ceux qui pourraient la voir, cette grande enfant, que l'on a l'impression de ne plus pouvoir protéger des malheurs du monde. Il est bien trop tard pour Jaiden. Et même aux premiers abords, elle n'est pas une gamine de 25ans comme toutes les autres. Mais regardez là, cette pauvre fille : Toute la détresse se lit dans ses yeux sombris, toutes les épreuves se lisent dans ses lèvres tremblantes. Peu de ceux qui l'ont connus à l'époque peuvent encore la regarder sans ne rien comprendre. Ce monde n'est plus le sien, et n'est plus fait pour elle. Et si elle n'avait pas une bonne raison de survivre, elle aurait déjà abandonné la lutte contre sa propre existence. Justement, a cet instant même, sa raison vient d'entrer dans la chambre a pas de loup. Elle dirige son regard sur lui est constate, qu'il est déjà habillé, et a déjà sur son dos, son petit sac.

- "Je suis en retard?" Demande Jaiden d'une voix mal assurée.

Noam Walker, est un gamin d'apparence adorable. Un peu plus d'un mètre, des cheveux or bataillés, et des yeux incroyablement bleu qui vous font fondre. Mais la vie l'a appris à devenir fort pour les autres et en l'occurrence pour sa mère. Noam est un enfant dur et taciturne, mais si il ne parle jamais, tout ce lit dans ses yeux. Des yeux que Jaiden est la seule a ne pas supporté. Il hausse les épaules, alors même que la porte d'entrée s'ouvre. Noam disparaît dans le salon du petit appartement.

- "Bonjour mon amour!" S'enthousiaste une jeune blonde, en embrassant le petit garçon.

Le gamin sourit, silencieux comme à son habitude. Jaiden vient d'apparaître dans la pièce. Elle parait faible.

- "Je t'ai réveillée?" Demande gênée la jeune femme.

Jaiden secoue la tête en se dirigeant de l'autre côté du bar pour se servir un café. Elle ferme les yeux en amenant le liquide chaud jusqu'a ses lèvres. Lillwenn l'observe avec attention. Elle ne comprend plus la jeune femme, avec qui elle a autrefois tout partagé. Lil est la jeune soeur d'Aaron. Elle lui ressemble et possède plus particulièrement ses yeux. Les mêmes également que Noam. Elle sait parfaitement que c'est à cause de ses yeux là, que Jaiden ne la regarde plus. La jeune fille n'a que 23ans, et pourtant, bien des choses lui alourdissent les épaules. Elle éduque seule le jeune Noam, son neveu, du mieux qu'elle le peut de son jeune âge. Elle reconnaît a peine sa meilleure amie, de deux ans son aînée. Lillwenn a le regard rivé sur cette femme qu'elle ne connait plus. Elle sent soudainement sa manche être tirée durement.

- "Allons-y, maman, nous allons être au retard."

Noam ferme durement les yeux en s'apercevant de son erreur. Il sent pourtant sa vraie mère, se retourner violemment sur lui. Jaiden, le regarde, sans une once d'émotions. Le gamin n'a jamais vu sa maman émettre le moindre. Il l'a toujours connu ainsi : Désespérée, antipathique, et triste. C'est pour quoi Lillwenn a pour lui le rôle d'une mère dans sa vie. Elle l'emmène chaque matin à l'école, va le chercher le soir, l'emmène au parc le week end, et lui signe son bulletin de note. Lillwenn se tourne vers Jaiden.

- "Jay, je..."

Elle ignore quoi dire. Il est arrivé souvent que Noam se mette a pleurer sans retenue dans les bras de Lillwenn en lui demandant qu'avait-il fait pour avoir une telle maman, et pourquoi ce n'était pas elle qui l'avait mis au monde. Dès le début, la jeune tante savait que le bébé de son frère aurait une enfance difficile et qu'elle serait là, mais jamais elle n'avait pensé devoir être si indispensable au gamin. Les sourcils froncés, Jaiden contourna le bar et s'arrêta devant son fils.

- "Je... J'essayerais de venir te chercher ce soir..." Bafouille la jeune mère sans une once de tendresse.

Le gamin hoche la tête en se tournant vers la porte d'entrée. Lillwenn, elle, la regarde encore un peu. Jaiden, la tête baissée, essaye au mieux de ne pas croiser ce regard, qui lui rappellerait bien trop celui d'Aaron. Lillwenn tente un geste tendre, et caresse doucement, la joue de la jeune fille. Jaiden lève enfin les yeux. Ils crèvent instantanément le regard de la jeune blonde. Elle en souffre de ne pas savoir guérir les blessures invisibles de sa belle-soeur, mais ne sait que faire d'autre. Elle rejoint Noam, et sort de l'appartement sans un mot. A peine la porte a t-elle claquée, que Jaiden fond en larmes. Elle regrette tellement de ne savoir l'aimer, ce petit bonhomme. Il pourrait être un gamin comme les autres, mais au lieu de ça, du haut de ses 5ans, Noam accompli chaque jour, ce qu'aucun n'enfant ne devrait faire. La maturité la gagné bien trop vite, et bientôt, il oubliera d'être simplement qu'un enfant. Elle voudrait apprendre à l'aimer comme il se doit, parce qu'elle sait parfaitement qu'il le mérite. Mais elle en est incapable. Elle en est incapable parce qu'elle ne s'est toujours pas remise de la semi-mort d'Aaron. Et parfois, quand le côté le plus obscur se dissipe d'elle, elle se persuade, que si il serait là, avec eux, ils seraient une famille tellement semblable aux autres : Heureuse et unie. Mais ces moments là, dans la vie de Jaiden Peet-Walker, sont de moins en moins nombreux, et la plupart du temps, elle se contente de se dire, qu'elle n'est pas seulement en train de gâcher sa vie, mais aussi celle son propre fils.



50 commentaires pour la suite.
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Il y aura d'autres Flash Back.
Et se sera bientôt, beaucoup moins triste, je vous le promet.
Bisous.
Ady.

# Posté le samedi 22 novembre 2008 16:04

Modifié le samedi 22 novembre 2008 16:33

Episode 1 - Partie 4.

Episode 1 - Partie 4.
Episode 1 - Partie 4.

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Episode : [ Comment tout commenca mal. ]

Musique : [ Natalie Mechant / My Skin ]

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> Le rire pur, le rire d'enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés.
[Arnaud Desjardins]


Le bonheur est éphémère. Et si personne ne l'affirme aussi durement, tout le sait. Pourtant la plupart d'entre nous, se disent, qu'ils y arriveront, à acquérir ce sentiment virtuel pour l'éternité. Jaiden est réaliste, et quand le doux mot "bonheur" se fraie un chemin jusqu'a ses oreilles, un goût de mensonge vient se loger sur sa langue. Parce que, en imaginant, qu'elle est eut un peu plus de chance, elle aussi, elle aurait pu bassiner les autres avec cet enfoiré de bonheur. Mais pour le moment, Jaiden arpente les couloirs de la rédaction. Si elle est incapable d'être sentimentale ou humaine, elle en tous les cas, une bonne patronne. Elle est arrivée a la place du chef par hasard, et s'est découvert un talent de dirigeant assez important. Le "Jet Dailyes", magazine féminin, s'arrache dans les rues de Belladown, comme dans celles de New-York ou Los Angeles. Aucun de ses employés, ne peux affirmer qu'il sait quelque chose d'elle, si ce n'est les rumeurs permanentes, colportées à son sujet. Mais sur son bureau, trône un cadre photo dans lequel Aaron reçoit son diplôme et un autre où Noam ne doit pas être âgé de plus de deux ans. Il est 18h, quand elle quitte les bureaux. Elle allume une cigarette, les pieds a peine sur les trottoirs, et demande au portier de lui héler un taxi. Une voiture s'arrête. Le chauffeur lui demande d'éteindre sa clope, et non sans ruminer, Jaiden s'exécute. A sa demande, le taxi s'arrête 15minutes plus tard, devant le Mémorial Hospital of Belladown. Elle paye sans pourboires avant de traverser les couloirs de l'hospice. Anette, la standardiste, la salue. La vieille femme afro-américaine, connait bien cette jeune demoiselle, puisqu'en effet, il y a six ans, Anette était déjà là. Jaiden tente un petit sourire sans y parvenir et s'enfonce dans la chambre 233. Elle se rue sur le corps, allongé sur un lit au milieu de la pièce et le serre dans ses bras comme craignant de le perdre. Mais il est déjà trop tard et elle le sait. Elle se lève après quelques secondes, fais le tour du lit, et vérifie ses constantes. Elles ont un peu diminuées mais rien d'anormal. Enfin, elle s'asseoit sur le fauteuil, a la droite du lit d'Aaron.

- "Il va falloir que tu te réveilles, mon Ange!" Gronde t-elle.

Les medecins lui ont dit cent fois au moins qu'Aaron n'entendait pas le monde extérieur, mais rien ne semble persuader Jaiden.

- "J'y arrives plus. Vraiment. Et si tu le voyais, notre Prince. Il est malheureux à un point que tu imagines a peine. Je pensais être la plus à plaindre dans cette histoire, mais c'est faux." Elle se tait en regardant le sol, avant de rapprocher le fauteuil pour pouvoir lui prendre la main. "Je... Je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à l'aimer, parce qu'il est tout toi, et que je t'en veux. Je t'en veux d'avoir fait en sorte que je tombe amoureuse de toi, parce que, regarde moi : Sans toi je ne suis rien. C'est terrible de se dire qu'on a besoin d'une personne pour être quelqu'un a part entière."

Elle se tourne vers la fenêtre sans lâcher sa main. Jaiden fait semblant d'observer le paysage, alors qu'en réalité elle cache ses larmes comme il pouvait les voir. Sa dépendance a lui, l'a bousillée. Elle a besoin de lui, comme d'autre a besoin de cachet ou d'injection. Simplement, parce que ces drogues là, vous fait devenir la personne que vous désirez être, sans aucunes conséquences. Du moins, jusqu'a l'arrivée de la prise de conscience des limites de cet drogue. La limite, pour Jaiden a été dépassée, le jour où elle a baigné ses mains dans le sang d'Aaron un beau matin, sur le carrefour Bender. Elle se penche sur lui, pour embrasser ses lèvres, a peine tièdes.

- "Allez, Bichon, arrêtes de faire le con. J'ai compris la leçon : J'ai besoin de toi. Tu peux revenir. Tu reviendras, hein, mon amour?"

La porte s'ouvre doucement sur une silhouette fine, et tendrement ondulée. Jaiden se laisse tomber contre le dossier du fauteuil, alors que Lillwenn embrasse sur la joue, son frère. La jeune femme, bouche fermée, sourcils froncés a quelque chose à dire. Cela se lit dans son visage, et Jaiden attend la claque. Lillwenn s'adosse contre le mur alors que Jaiden avoue sa faute.

- "Je... Je ne savais même pas à quel heure il quittait l'école." Murmures t-elle, désolée.

Lillwenn hausse les épaules avec détachement.

- "Ne t'en fais pas, il s'en doutait."

Jaiden est d'abord surprise, avant de ne pouvoir réprimer un petit rire nerveux. Lillwenn s'approche, inquiète.

- "Je... Je crois que c'est le pire. Non?" Demande la jeune mère.

Lillwenn s'accroupie aux pieds de sa meilleure amie, et lui lance un regard tendre qui l'incite a parler.

- "Comment un gamin de 5ans, peut-il s'attendre a ce que sa mère le decoive, a chaque fois?"

- "En t'ayant comme maman!"
Accuse froidement Lillwenn.

La jeune brune la regarde, choquée, par tant de franc-parler. Lillwenn Walker est une musicienne de talent. Pianiste et violoniste reconnue, elle est célèbre, et pourrait l'être plus encore si son rôle de seconde mère n'était pas si prenant. Jaiden l'a toujours admiré en silence, cette gamine, paraissant au premier abord fragile et naïve mais si se révèle être une femme ferme et juste. Si un jour vous la rencontriez, ne vous attendez pas à ce qu'elle vous couve de compliments, et d'hypocrisie. Les pensées de Lillwenn deviennent toujours des mots dits. Pour le meilleur et pour le pire.

- "Tu veux le voir heureux ton fils, dis moi?" Lui demande t-elle en colère.

- "Bien sûr!" Bafouille Jaiden.

- "Alors reprend toi! Noam ne voit qu'une épave, qui n'a pas sut être assez forte contre la vie. Comment veut-il qu'il apprenne le sens du mot bonheur, si toi même tu es incapable de démontrer que cela existe, Jay?"

Lillwenn hurle. Elle crache, toute cette amertume, toutes ses absences, toutes ses vies gâchées. Elle non plus, elle n'en peux plus. Mais la vie lui interdit de se relâcher parce que bien trop nombreuses sont les personnes qui comptent sur elle pour leur prouver qu'un de ses jours, tout ira bien.

- "Je sais qui je suis, Lil!" Entre larmes et hurlement, Jaiden vient de se lever pour mettre sur ON le mode colère. "Et je sais aussi ce que voit mon fils, et ce qu'il devrait voir. Mais je suis debout! Je trouve la force de me lever chaque jour! Alors pourquoi? Pourquoi, lui ne fait-il pas la même chose, hein?"

Elle s'est précipité sur le lit d'Aaron et s'est violemment penché sur lui.

- "Réveil toi, Aaron! Il faut que tu te réveilles! Pour ton fils!" Elle à l'air d'une folle s'y vous la voyiez. Elle hurle, dans un bain de larmes, sur un corps inerte. "Pourquoi tu m'as laissé, hein? Tu m'as abandonné Aaron!"

Enfin, elle crie à son mari, ses fautes, et ses erreurs. Et bien que cela ne soit pas réellement les siennes, elles y trouvent un bien fou. Lillwenn l'enserre pour l'écarter du malade, dans le coma. Elle l'assoit, et se replace à sa place initiale, accroupie devant elle, la regardant tendrement. La jeune fille caresse doucement les joues de sa belle soeur, effaçant au passage quelques larmes, a défaut de pouvoir effacer les blessures. Lillwenn lui sourit, et Jaiden a l'impression de lire dans le regard de sa meilleure amie "Je suis fière de toi". Un étrange rire suraigu, parvient jusqu'au deuxième femme. Un rire d'enfant, que Jaiden ne se souvient pas avoir déjà entendu, ou alors si peu souvent. La jeune maman se lève.

- "C'est Noah?" Demande t-elle timidement en esuyant quelques perles salées.

Lillwenn hoche la tête fautivement : Elle sait parfaitement que Jaiden ne veux pas voir son fils ici. Noam n'a jamais vu son père. En photos, si, bien sûr. Mais le voir, des tuyaux dans les narines, dans les bras, des balafres encore loin de disparaître, Jaiden s'y oppose formellement. Noam a cinq ans. L'âge où notre maman est la plus parfaite, et où notre père est un super héros. Sa mère est déjà loin d'être parfaite, alors, hors de question de lui briser une seconde illusion. Avec colère, elle ouvre la porte de la chambre et se rue dans le couloir a la recherche de son fils en se demandant qui a pu faire ce mélodieux son alors qu'elle, elle en est incapable.

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# Posté le mardi 25 novembre 2008 16:43

Modifié le lundi 01 décembre 2008 12:12